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Compagnie Générale Française de Tramways

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  • La Compagnie générale française de tramways (CGFT) est née le 8 décembre 1875 de l'association de la Banque française et italienne et d'un entrepreneur belge, Frédéric de la Hault. Dès 1873, ils avaient obtenu les lignes du Havre qui fut donc la première ville après Paris à posséder des tramways hippomobiles. Ensuite, ils s'implantèrent à Nancy en 1874 puis à Marseille.
  • La bonne marche de la compagnie fut garantie par la qualité et la diversité de ses administrateurs. Son modèle d'administration reflète l'imbrication entre la politique et les affaires qui caractérisait la vie économique du Second Empire. En effet, elle comptait, dans son conseil d'administration, à la fois des financiers, des ingénieurs et des notabilités.
  • La CGFT a bénéficié de l'enthousiasme pour les nouvelles technologies qui s'affirmait à la fin du XIXe siècle. Le tramways apparaissait donc comme un élément de modernité pour les municipalités de toutes tailles qui se laissèrent séduire. Ce furent parfois les citadins eux-mêmes qui réclamèrent la mise en place d'un réseau. L'essor de la CGFT s'est accompagné d'une politique ambitieuse. Pourtant, si la CGFT n'a pu mener à leur terme tous ses projets d'implantations, tant en France qu'à l'étranger, elle s'est développée en acceptant des propositions de rétrocessions de lignes. "Lorsqu'une ville désirait se doter d'un tramway, elle devait en faire la demande à l'Etat qui lui accordait alors un décret de concession. Généralement, les autorités municipales n'exploitaient pas directement les lignes qu'elles avaient obtenues. Elles les rétrocédèrent à des sociétés privées qui en assuraient la construction puis la gestion selon des modalités strictement définies par un cahier des charges contraignant". La concession de Gênes en 1876 constitua la seule expérience d'envergure à l'étranger.
  • La politique d'extension de la CGFT consistait à racheter à bas prix des réseaux en difficulté dans certaines villes (comme Toulon, Cambrai ou Saint-Quentin). Toutefois, elle ne les a pas exploités directement et les a constitués en filiales dont elle détenait la majorité du capital. Ce procédé a permis aux petites compagnies d'assurer leur développement de manière autonome, c'est pourquoi leurs archives n'ont pas été intégrées au fonds de la CGFT.
  • A partir des années 1870, le coût d'exploitation des tramways hippomobiles devenant de plus en plus élevé, on envisagea l'électrification des réseaux. L'adaptation à la traction électrique se fit très lentement et ne fut généralisée, pour l'ensemble des réseaux, qu'au début du XXe siècle. C'est ainsi que des ingénieurs furent propulsés à la tête des entreprises en faisant leur entrée en force au sein des conseils d'administration.
  • Ensuite, la CGFT n'a cessé de croître en traversant sans trop de dommages les deux guerres durant lesquelles le matériel fut réquisitionné et les installations détruites ou occupées.
  • En 1953, la CGFT est devenue la Compagnie Générale Française de Transports et d'Entreprises (CGFTE).

Chronologie Modifier

Voir : la chronologie de la compagnie.

Lignes Modifier

Voir : Les lignes de la compagnie.

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